Sanctionner lourdement les chauffards de l'Internet et les empêcher de circuler sur le réseau.
Sanctionner lourdement les chauffards de l'Internet et les empêcher de
circuler sur le réseau.
Suite à l'action en justice des associations antiracistes, le site négationniste l'AAARGH fait l'objet d'un filtrage ordonné par la justice. Ce filtrage est censé empêcher l'accès à ce site depuis le territoire français.
Le MRAP se félicite de la rapidité avec laquelle les professionnels ont pris les dispositions nécessaires. Mais déjà les négationnistes donnent sur des sites Internet et les forums des moyens de contourner la décision de justice. De fait, le site négationniste est toujours accessible depuis le territoire français.
Il faut donc rappeler que la technique ne peut être la solution unique et ne doit pas conduire à un transfert de responsabilité des éditeurs de contenus racistes vers les intermédiaires techniques.
Le MRAP réaffirme la nécessité de maintenir une politique volontariste de recherche et de sanction des éditeurs de contenus illicites. Des efforts conséquents ont été consacrés par les ministères concernés à cette action ; ils doivent être augmentés.
Mais le MRAP remarque que des racistes condamnés ou mis en examen continuent en toute impunité à diffuser leurs écrits, proférant injures, diffamations et menaces contre les personnes.
Le tribunal de Mont de Marsan aura à juger le vendredi 1er juillet des attaques menées contre trois responsables du MRAP par un éditeur de contenus racistes ; le MRAP national sera représenté lors du procès. Ces messages racistes étaient diffusés sur des sites émanant de la mouvance
sos-racaille. Les responsables et animateurs de ces sites sont identifiables, mais continuent en toute impunité à diffuser des contenus racistes ainsi qu'à diffamer ou à menacer des militants des droits de
l'homme, des journalistes, des personnalités politiques.
Au delà de ce procès, Le MRAP demande que tous ces chauffards de l'Internet soient sanctionnés lourdement. Qu'une réflexion s'engage afin de les priver du droit d'accéder à Internet, et que toute entorse à cette interdiction de circuler sur la toile les expose à une sanction accrue.
Paris, le 30 juin 2005.
Last modified 2005-08-14 11:11 AM


